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Kyste. Je t'écrirai des mots comme ces légèretés qui s'éparpillent autour de moi chaque jour. Lorsqu'être heureux s'écarte du mensonge. Ton coeur cesse de cogner si fort, ton corps en profite pour revendiquer son emprise. Ne l'écouter que lui, lui qui sait ce qui est bon. Le chérir, le combler, un semblant de suppression de désir. Censure à chaque vérité. Emprisonner couver. J'enfante un monstre chaque nuit, et crois mourir d'hémmorhagie en plein jour. Paraître. Paranoïa se disloque, rester dans tes bras jusqu'au soleil qui décline. J'apprends finalement à ne plus appréhender. L'appel de l'inconnu, se tait. Peut-être. A leurs yeux. Je crois, je crois voir tes angoisses les plus sordides, la bête ronflant sous tes silences. Germe de folie, diforme, dissimulée. Le mal jaillira. Pareil au flots pourpres de mes nuits, ces cris et ces ombres en mon sein. Plus rien à dire, car trop à taire. Tant de mots confus dont seulement quelques uns-les plus flous survivent et apparaissent sur cette page. Mensonge et image, oeuvre de ma vie. Mélange succulent de la candeur et du sordide. L'idylle d'inverse. Un nuage de lait dans un flaque de sang.


# Posté le mardi 01 avril 2008 11:59

Chrysanthème

"As-tu déjà tenté de t'en arracher?" Non. Et ce n'est pas pour cause du destin, cette excuse pas très compréhensible d'après moi. J'aime sentir ce poison circuler dans mes veines. Et le droguée n'ose pas songer une seconde à l'abstinence. Cela suffira bien, je dis.
Evoluer dans un monde flou, ondulant et sublimant ton corps lorsque la perfection te frôle, puis relégué au ressac d'une mer lointaine lorsque l'oppression lui donne un certain air frêle. "J'ai la bougeotte, je sais."
Ce n'est ni pour te décaper ton amour, ni pour l'inonder lui de nouvelles ardeurs que je disparais. Pure vérité: c'est d'être brinquebalée entre deux vie, secouée et ivre de liberté entre le souvenir et l'à remplir. Ouvrir les doigts au delà de l'embarcation et sentir les milliers de chemins qui se présentent à chaque mètre. Et cette révolution sur le temps, abstraite mais incontournable. Je ne vais rien chercher, et si la vitesse m'emporte, ce n'est pas parce que je suis en manque. Je pourrais parfaitement revenir sans ce parfait fardeau. Mais faites vous des idées, jasez. Je n'ai jamais eu d'estime pour vous, piétinez-moi ce néant.
Il possède juste dans son arrière boutique la promesse d'un plongeon dans l'inconnu, celui de l'agneau trempé. Je ne la connais pas encore celle-là, c'est sur cette expérience qu'est basée l'espoir d'un mois, et là dessus la survie d'un mois entre autres. Me décevras-tu un jour, lorsque tu n'auras plus rien à me mettre sous la dent?
Tu me dis d'évaluer les possibilités de chute, de mort, de mauvais dosage. Mes envols à la trajectoire plutôt perturbée ne sont pas destinés à la crainte. T'as du le remarquer.
Ils n'en sont pas capables, l'intelligence n'est pas une raison, j'ai le cerveau trop peu réceptif au danger. Voilà mon seul espoir d'aimer la vie. Une fois à terre, ce flot d'images demeurant choquantes intemporellement me submergent. Je suis noyée, regrettée, pardonnée.
Lorsque ses larmoyries cessent enfin, résurrection. Non, je ne m'arrête pas en pleine marche.
Chrysanthème
# Posté le dimanche 23 mars 2008 12:02

Tek

Tek
PHOTO DE MOI

Synonymes de rien, un jour on finit par se taire, s'éteindre. Je ne perdrai jamais, pourtant ces acclamations ne me disent plus rien. Cette foule ondulante dans laquelle verser ma rancoeur me semble sans réelle conviction. Je le sais. Ce ne sont pas les notes qui me font jaillir au-delà des têtes, seulement l'alcool, l'alcool par litres. Ma révélation, mon grand amour, et ma perdition. Ai-je jamais connu une joie plus grand que celle de m'éffondrer dans toutes ces baignoires, rituellement, les pieds et la tête dépassant de chaque côté, pour discuter avec simplicité d'une vie purement hallucinogène? J'aime rien de plus que de m'envoyer en l'air. C'est une évidence pur, instinctive, insurmontable.
[Absence en vie]
# Posté le vendredi 21 mars 2008 07:44
Modifié le samedi 22 mars 2008 10:35

ndde

J'aimerais ne plus te dédier ces mots. Héritier naturel de toutes mes sueurs et saignées. Une haine farouche baignée d'amour te sera toujours destinée. Comme ta tendresse inappropriée au désintérêt dont je fait preuve en surface. A rien ne sert d'essayer de nous comprendre, si nous il y a. Un jour, je m'en souviens, ça t'avait totalement échappé. Comme toutes nos conversations habituelle: Une ondulation de phrases acérées, déplacées, hors-sujet et inconsidérées, juste lancées dans l'espoir de susciter une expression chez l'autre. Réciproquement fous de visages, je te l'aurai volontiers dérobé. "Deux projectiles non-identifiés qui n'aspirent qu'à générer des étincelles et s'écraser en panache. On se croise, et je te maintiens la tête sous l'eau, une durée indéterminée. Je me fous bien de tes poumons, mon unique soucis est la seule perspective d'une adoration sans pareil. Je ne sais pas compter, et je ne compte pas apprendre. Mais je sais respirer jusqu'à m'en exploser les poumons. Pour ensuite mieux sentir cette douleur âcre, cette brûlure suffocante les parcourir jusqu'au moindre recoin. Souffle, souffle moi dans la figure. J'ignore de combien d'étranger j'ai parlé. Un amas de personnalités plus qu'alléchantes. Je me débats d'une emprise inévitable, pousse des cris sans jamais l'avoir touché. Comment vas ton soleil depuis mon départ? J'aimerais juste me réasseoir à tes côtés à ce café originaire de nous, pour t'observer scruter un soleil éblouissant, tenter d'emprisonner sa lumière sur tes innombrables cahiers, des tes mains malhabiles mais osseuse à souhait. Ne pas chercher à comprendre pourquoi je fais une fixation sur la jointure de l'index.

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# Posté le mercredi 19 mars 2008 07:21

Drôl

Commenter, embourber ces courants d'airs que tu ne comprends pas. Tes yeux qui suivent, ta nuque prête à briser, juste pour une bourrasque sournoise d'infiltrant dans tes entrailles. Je crains n'avoir plus d'explications, de justifications. Que serait ma vie sans cette chair distendue par ses pulsions "psychédélique"? Après tout, merci, je n'ai qu'un savon pour tout oublier, tout effacer, tout recommencer. Je m'aime moi et ce que tu as pu déposer en toi. J'aime cette consternations face à l'évidence simple. J'aimerais, redonner une définition de la pureté. Les gens dont la malice et le vice n'est pas le résultat d'une manipulation chimique foirée sont rarissimes. Je t'aime dans ta crasse. Ou plus, collectionner. T'étudier sous toutes les coutures, te faire parler, expérimenter, étiquetter, remplir un dossier... Mettre sous verre. Je t'aime en tant que spécimen rare en voie de disparition. Je devrais me tuer.
Mais subsistent encore quelques singularités de l'ordre du passé. Tout est traduit. Tout est faux. Je prédis, fais une croix sur cette voie minutieuse et arrache-coeur. Un geste bien plus vibratoire que l'on ne le croirait. T'embrasser sous les larmes, t'embrasser sous la douleur déchirante. Je ne me connaîtrai jamais. Tu le savais. Tu me sortiras de cette merde, m'extraire de cette vie tortueuse, me laissant hurler sanglée à l'abris de ces saloperies. Jusqu'à ce que le manque libère mes entrailles. Laisse moi juste vomir jusqu'au bout tous ces plaisirs que je me suis infligés. J'aimerais que tu ignores mes plaintes, que tu jettes ces liquides poudres et cachets, que tu les détruises.
Je parviendrai bien à te faire croire que j'ai le salut en tête.
Repartir neuve, innocente et expérimentée, pour m'éjecter plus haut dans le ciel et m'embourber sans y laisse l'ombre d'une consternation. Ne pas réaliser.
Je n'ai que la place pour la faim. Comprends-le. Tu ne me comprendras pas -moi.
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# Posté le mardi 18 mars 2008 14:56