ROtten

 ROtten
PhOtO De Moi




________________Pas une âme à l'horizon. Lcoulement de la goutière, mélodie obsédante... Ce suintement me faisant voyager ________________dans les recoins les plus sales de ma mémoire. Des mots, des sourires partagés. Une partie de coeur consacré. Tout cela mort, perdu. Un cadavre venant me rendre ________________visite. Me demande si j'aimerais le suivre. Je ne sais plus rien. Une réaction chimique entre plusieurs substances dangereuses? Non, je n'ai même plus la force de les ingurgiter. ________________Divaguation. Me fais croire, que je survis dans une de ces villes fanmes du far-ouest d'autrefois. J'hallucine. Les ches noires d'humidité s'étendent. Visage pateux, ne ________________reflète plus la vie. Par terre gis un miroir brisé. Le bonheur m'a habitée, m'a consumée. C'est l'euphorie que je n'ai jamais connue qui m'a b les ailes. Pas la déchéance ________________malsaine. J'ai ébalayée. Regarde où tu m'as menée!? Dans un univers inconnu. Se retourne, se reretourne. J'ai peur. Si clair, contours nets, gens droits, sans détours. Plus ________________aucun mensonge, ni mystère. Les recoins obscurs et crasseux disparus. Les ruelles glauques abattues. Le bonheur m'a volé mon âme. Car je le sais, je suis faite de détours ________________tortueux, de milliers de recoins, de mystères dont seuls les personnages singuliers ont la clef. Recherche de cette idéal tellement humain. J'ai suivit la qte du bonheur. ________________Je pensais à tort qu'un fois trou, plus rien ne compterais. Et je n'ai pas faillit. Je suis allée me bler les orbites en plein soleil. J'ai le liquide brûlant de l'euphorie. A présent ________________la gorge trouée et poussiéreuse. Plus aucun but. Agoniser sous des yeux bienvaillants. Mais ma lueur a disparue, ma poésie. Je suis vide, mourrante. Rallume ma flamme. ________________Sans elle aucne raison de de continuer... Lui ne vient plus. Lui m'a abandonnée. Je l'avais toujours voulut, mais je ne réalisais pas l'immensité de son mysre, la ________________beau de ce personnage unique, cruel, assoiffé. Plus de doute. Je le suis aussi, assoife. J'ai repous la limite. Tout cela n'est qu'un cauchemard. Une série d'ocre et de gris ________________tess. Toujours le même plateau. Pas de mauvaises surprises, mais je n'ai plus le courage d'attendre les bonnes, je ne vois aucune valeur nulle part. J'aimais à subir ces ________________hauts et ces bas, sans le temps de comprendre sa chance ni son désarroi. Une série d'orgasmes si vifs, pour replonger à nouveau dans l'horreur, et les cris d'épouvante. ________________Possède moi à nouveau, tenaille moi... Je veux ressentir Meihvril. Le bonheur n'est qu'un immense désert doré. Ce n'est pas le mien. Inflige moi des plaies, fais ________________couler mes larmes, mon sang, tues moi à petit feu, hantes-moi, offres-moi ta folie, mais ne me recrache pas dans cette fadeur, cette irritation, chaleur.. ________________Mélancolie, reprends-moi...





# Posté le jeudi 12 juillet 2007 04:37
Modifié le dimanche 28 octobre 2007 10:07

Cards. Fragile.

Cards. Fragile.
Est-ce que je m'en fous vraiment de tout? J'oscille. Je ne sais plus. Pourtant, quand elle s'est brisée, j'ai pleuré. En silence. Pas de crise. Ni de folie. Lourde larme. Un ploc qui en dirait bien plus long qu'un oreiller mouillé. Se coiffe à la hâte, échevelée. Mais il tombe amoureux. Un visage fin entouré de cheveux bouclés. C'est tout ce que j'ai jamais demandé. Et cette lueur, et cette faim dans tes prunelles... Pourtant je pense toujours à mon icône. Tu as peut-être un place dans mon coeur, je n'en sais rien. Mais lui occupe mon âme et mes veines. Il ne m'achète pas mon ange, il s'impose. Je me débats tout en demandant un dernier baiser. Est-ce un combat? Oui, pour mieux. Car il me donne tout, tout en ne me donnant jamais rien. Oui, tu me manques de raison. Où peut-être es-tu trop prévisible. Un coeur brisé t'apprendra bien plus qu'un regard langoureux. Fuis. Ou plutôt soupire... Que la rage de mon "ange gardien" monte. C'est un faiblesse chez lui que je savoure grandement. Faiblesse qui lui donne pourtant tant de force... Peut-être un jour me détruira-t-elle? Je ne sais pas. Je ne pense plus. Ou peut-être que si. A la petite vieille que j'ai croisée. Tellement invisible avec son dos recourbé, ses rides, ses mains brunies, sa voix chevrotante et ses boucles argentées. Elle ne vaut pas le détour car elle est vieillle. Pourtant peut-être a-t-elle vécut une vie trépidante. Peut-être a-t-elle été entrainée dans une passion rare. Peut-être est elle forte. Femme de caractère à qui personne ne résiste. Peut-être a-t-elle sauvée une, ou plusieurs vies? Mais non, on s'en fout, car elle est vieille. On pourrait aussi bien lui voler son porte-monnaie sans encombre. C'est ce que s'est dit le rebelle au blouson noir fumant sa clope en face de moi. S'il savait comme je le méprise. Tellement ridicule. Finis-toi dans ton taudit, lorsque tu n'auras plus rien à part justement tes clopes. Je sais plus. J'ai mal. Car j'aimerais savoir ce qu'une demoiselle penserait de moi en me voyant passer dans la rue. Affection, mépris, concurrence?Elle. Ses boucles rousses voltigaient. fascinante. Pourtant elle n'était même pas belle. Amour? C'est l'histoire d'un regard. Dissimulé derrière la fumée.
Je ne sais plus si j'irai un jour jetter le sac poubelle. Envie encore de plonger mon nez dedans. Grimace dégoûtée. Moment intense. Révoltant. Captivant... Et à nouveau, l'envie de oui, de remettre la tête dans ce sac nauséabond. C'est... Comment ai-je put laisser tout cela pourrir?
Tout foutre en l'air, pour tout reconstruire exactement comme c'était avant. Replacer chaque objet sur son étagère avec amour. Je m'excuse. Pour plonger finalement sa tête entre ses mains. Et refuser de regarder le maquillage dégoulinant dans le miroir. Aujourd'hui non. Non aujourd'hui je ne désire pas frapper ma tête contre les mur. Affection pour moi même? Pitié? Non plus. Habitude. Vide. Acceptance. Pourtant je ne me suis pas incitée à le faire. Car je n'ai rien à me cacher. Car toutes ces idées, aussi tordues qu'elles soient qui me traversent la tête, me font me sentir vivante. Moi. Que je sais merveilleusement utiliser cette machine à sourire. Mais qu'aujourd'hui je ne l'ai pas fait fonctionner. Mais que je n'ai pas sourit non plus. Elle trouve le doré scintillant sur moi beau. Pourquoi se méfier? N'est-ce pas ce que j'avais envie d'entendre? Hypocrite? Je ne sais pas. Mais elle a prit la peine de ne pas m'insulter. C'est fou. Petit déclic dans son cerveau. Vide. Vas ailleurs. Plus de sous pour consommer. L'apport aujourd'hui sera intérieur. Mot qui rentrent. Me forment, mais ne me formatent pas. Car si je ne les aime pas, jamais je ne les digérerai. Non, elle ne conditionnera pas. Ses lectures formatrices sont au feu. Je sais qui je suis. Peu importe où je vais, je ne me trahirai pas.
PHOTO DE MOI

# Posté le vendredi 06 juillet 2007 10:33
Modifié le vendredi 06 juillet 2007 11:01

Opa

Opa
Seuil de pierre. Je ne sais plus exactement ce que je
fais là. La source que je faisais couler dans ma vie semble tarie. Désolation. Décharnée. Aimerais fermer les yeux pour l'éternité. Mais... Paupières brûlées. Les mirages se succèdent. Elle les poursuis de ses jambes-squelettes. Creuse un puit, s'ensevelis. Creuse une tombe mouvante. Dalle disparaît. Montre à nouveau son cadavre aux flammes... La fièvre n'est plus. Où plutôt est partout. Folie? Elle ne s'en questionne plus. La silhouette au loin s'allonge. Irais-je à sa rencontre? Non. Ton semblable t'a-t-il jamais rien apporté? T'approche, édenté. Te fais boire. L'eau empoisonnée. Le paysage devient noir d'encre, puis rayonne à nouveau. Puis encore. Les jours se succèdent. Ton cerveau ramollit le comprend enfin. Tes membres ankilosés. S'il t'en reste. Aimerais avoir la force de s'extraire à cette torture. Mais aimerais tellement en finir... Tâche verte au loin. Murmure, dois-je t'écouter? Le vent me pousse, me fouette. Vas-donc y chercher abris... Combien de temps vais-je encore avoir le courage de tourner le dos à cette fausse chance si réelle? Encore contre courant. A nouveau fouettée. Renverse moi, je suis de paille. Mais non. Tu veux me faire marcher. Ramper. Satisfaire ton désir de me faire ployer. Sa truffe est chaude vois-tu? Tout cela est si ridicule. Toi, caché derrière chaque grain de sable. Toi, si vulnérable. Combats contre l'inconnu. Soit-disant inconnu qui te balance chaque soir ses phrases d'espoir. Me remettre sur le droit chemin. Droit chemin de l'abattoir. Je sens le sang. J'entends les cris d'agonie. Mais tu es beau parleur. C'est bien pour ça que je t'aime. Pour que ton petit elfe ne perde pas ses ailes, jusqu'où iras-tu? Tout cela n'a pas de sens. M'as-tu encore mené dans un de tes méandres de ta personnalité tordue? Si perverse que c'en est un pure délice. J'ai faim aussi. Te faire croire. Mais c'est si vrai. Le rideau s'ouvre. C'est un drame. Rien que pour toi. Le pantin imite si bien la douleur. Lorsque le sang s'écoule lentement, où lorsqu'il se jette sous le train... Il y en a encore bien d'autres que j'aimerais expérimenter. Mais le liquide rouge quoi qu'il soit ne s'arrête pas. Je te vois rire, puis pâlir. Deux âmes renversées. Sales et luisantes. Elle applaudit bien fort maman. De sa petite voix elle lui demande comment ça se fait que la danseuse accepte de crever pour remplir l'opéra. Je m'en souviens comme si c'était hier. Avec ma petite bouille ronde adorables. Mes yeux cobalt et mes cheveux d'or. C'est sadique ta réponse. C'est... Tu n'as jamais, jamais su me rassurer. Tellement évident tu-dis? L'évidence je la vois bien ailleurs. L'éclat vermeil dans tes yeux lorsque la malheureuse pousse un cri déchirant. Mais je ne t'en veux pas après tout. Car des milliers de reflets identiques au tien se reflètent dans toute la salle. Je verse une larme. Car cette lueur a sa place en moi aussi. Belle...
PHOTO DE

# Posté le mercredi 04 juillet 2007 08:46
Modifié le mercredi 04 juillet 2007 09:36

Vi0lineThe Dresden Dolls

 Vi0lineThe Dresden Dolls
Vagabonde. Les contours flous, si flous que tu ne t'en aperçois plus. Monde en éternel mouvement. Qui remarquera la fleur qui ploie au rythme du vent? Moi non plus. J'en ai peur. Mes yeux se ferment, mais qui les a donc cousus ainsi? Traverse le monde, marche, cour inlassablement à la recherche du bonheur. Mais cela ne changera rien. Car elle n'y voit rien. Pourtant pas conne. Simplement aveugle. Deux orbites grand vide. Deux poubelles qu'elle remplit peu à peu de larmes, de poussière, de pierres tranchantes du passé refusé. Au fond, une lueur jaillit pour le passé? S'amuse de l'assombrir constamment, où d'ouvrir sur lui une lumière si vive qu'il est réduit en cendres avant d'avoir jamais pu le parcourir. Je palpe l'air immobile. Plus une seule odeur de menthe fraiche. J'aimais humer des heures entières allongée dans un champ. Mais c'est comme si toutes ces crasses et mots blessants acumulés avaient bouché mes narines. L'odeur de mon enfance, je l'[aime], mais je la reconnait plus, perdue au fond de mon âme. Confondue, empaîtrée au coeur de tant de saloperies. Je fermais les yeux. Une brume nuancée, volutes montant jusqu'au plafond de mon crâne. Pour me surelver. Survoler, planner, tomber amoureuse de l'immensité... Défraichie. Petites mains se souviennent-elles de la façon de susciter le plaisir? Lacèrent. Griffures pourtant voluptueuses... Je ne sais plus ce que j'ai perdu. Vivre en paix, est-ce cela le chemin sur lequel je m'engage? Le sentiment d'un affreux mensonge. D'avoir été abusée. Monture bien trop rapides. Oui, je l'ai dit. Les mains les plus fines sont celles recelant le plus de violence. Pas lourds, lourds... Vibrations feront voler le verre de mes yeux en éclat. Masses froides. Chaleur enfermée précieusement dans le noyau va s'éteindre. Joyau de vie humaine. Seul... Jette un regard à tes semblables... En rangée, fixe le sol goudronné. Trébucher te sera fatal? Lève la tête, vois lagueule béante, et fuis, fuis...


PHOTO DE MOI.

øMenth0leiø
# Posté le mardi 03 juillet 2007 12:19
Modifié le mardi 03 juillet 2007 13:05

Menth0lei

Menth0lei
Car c'est en écrivant ces mots que qu'un désir de renouveau m'a traversé l'esprit...

Droit au coeur. Coquille se perce. Trop jeune, trop tendre, pour le pétrole noir qui circule en moi... Ephémère paix m'a possédée. Parlait-elle d'hier? Douce joues rondes et... glissantes. Les raisons se cachent. Non, ce n'était que cette tendre chair rose pâle. Celle qui m'a un jour abritée. J'aimerais que tu me contes la façon dont je gazouillais. Car j'ai un doute. Un doute immense. Nuage noir menaçant. Tous ces souvenirs n'étaient qu'un tableau. Le futur que j'envisage un horizon de plâtre. Je croyais voguer enfin sur l'immensité de l'océan, échapper à ses tourbillons, naufrager, couler, refaire surface... Mais qu'as-tu dis? Que m'as fais-tu croire? Ce n'est qu'un étang aux eaux calmes. Rien n'est surmonté. Toujours prisonnière... Enfouis-moi dans la vase, je ne veux plus. Je croyais réellement. Je croyais réellement avoir fait la paix avec la vérité. Je croyais aimer ce paysage aux contours nets... Mais ce n'était qu'un miroir reflétant mes songes... Le renversement n'est en fait pas achevé. Les étoiles baignent toujours dans les cieux, mais je ne me fond toujours pas parmi les constellations... Embourbée comme je le suis, comment ai-je donc eut la force de lever la tête, de scruter la beauté affolante, meurtrière? L'eau limpide nettoyait mon corps impur. Quel est l'euil dont il me faudra me débarasser?L'eau se trouble, tourbillonne... Emporte moi, je ne veux plus donner de nom, je ne veux plus différencier Une étendue pâteuse à mes pieds. Goulue, combien de petites fées as-tu en ton sain? Salope. Oui, même parmi les champs aux fleurs multicolores, je saurais te reconnaître. En ta surface. Je te nourris. Mon coeur pompe, pompe tes saloperies. Et lui? Dis moi tout, lui... Lui n'est que le nectar gluant qui m'a plongée dans ces interminables rêveries... La chrysalide se referme. Je me débats trop. Papillon hideux. Poudre de lune, je n'en veux plus. Poussière dans tes yeux. Comment as-tu donc obtenu ce pouvoir de pénétrer dans les âmes, trouver le moyen de t'approprier en douceur son don le plus cher? Je dois encore batifoler, répandre les graines, dont je ne pourrais pas récolter le fruit. Je ne sais pas ce que tu m'as fais. Plonge encore dans tes rêves sans queueueue ni tête. Le sens ancré au fond du coeur, mais dont la retranscription est toujours aussi inexacte. Je partage, mais les images sont déformées, mutilées. Les secrets sont emprisonnés. Mon monde m'est bien unique, il va falloir l'accepter.

PHOTO DE MOI.


N'est qu'un pâle copie, une ombre comparée à l'extravaguance et à l'insondable de l'autre côté de mes paupières fermées... La douleur lorsque mes yeux entrouverts laissent pénétrer la lueur, la rage que m'inspirant mes pieds englués. Ce n'est que cela à travers des mots. Romancé à ma façon. C'est un battement d'aile pour la guérison que je fais naître. Et l'espoir, toujours l'espoir malgré tout. L'obstination qu'il m'a insuflé à attendre éternellement le renversement. Que cet ange qui se laisse désirer au plus profond des cieux mais que je perçois quand même. Oui, qu'il chute, m'éclabousse de sa haine et sa passion. Incapable de me trahir. Qu'un désir de voguer à mon tour parmi les poussières d'étoiles.


ƒMenth0leiƒ


# Posté le mardi 03 juillet 2007 11:39
Modifié le mardi 03 juillet 2007 13:04