Heck

Mon souffle dans ton cou... Toujours t'inciter à accélerer, dépasser tes limites... Te détruire. Ta taille prisonnière de mes doigts, jamais je ne désserai cette étreinte. Automates aux succulentes sueurs froides. Je sens mon amour d'un suc venimeux parcourir ton corps, endormant tes derniers instincts... Ce n'est pas lui qui a appuyé sur l'accélerateur. Ce n'est pas non plus toi qui nous a planté dans le décor. Ton visage angélique ensanglanté, tes hurlements à la nuit, écraser sous ce poids brûlant. Qui donc aurait le courage de choisir qui survit? Inconscience. Junkies. L'ivresse du monde devenu qu'un vague flottement, ces oscillations scintillantes, ces cris de rage si lointains... Dans cet état là, rien ne t'empêche de croire que la porte au Paradis s'est ouverte rien qu'à toi... Ouvre grand les bras, l'extase flottant sur tes lèvres...
Dix mètres plus tard, tu gis là, tel un oisillon brisé, ton corps disloqué disposé dans un angle ridicule. Surtout si tu observes celui de sa nuque. Celui-là, est explicite. Scientifiquement, il est impossible d'être aussi souple. Détourne ton regard, détourne ton regard je t'en prie... Pétrifiés, grand ouverts sur la vérité de la vie, fixés, obsédés par cet angle, cet angle, son expression... Pas de Paradis, pas d'envol d'âme, le cadavre refroidit, rien ne te fera échapper à la révélation du cycle-vie.
Ta redescente se fait d'un coup. C'est trop. C'est maintenant que t'en aurais besoin. C'était notre rêve. Vivre libres. Circuler comme le vent, naître de l'amour, vivre d'amour et s'envoler d'amour. Je vois rien, vraiment rien de tout ça. Je vois juste ton corps. Ton corps dans cet angle qui m'obsède.
Encore une fois je te pose la question. Mais s'il te plaît cette fois fais l'effort d'une réponse. J'ai pas peur d'avoir de la peine. Les sentiments m'on quittés tôt ce matin là. Je ne vais te pleurer dessus, je ne vais pas te salir ta réputation de justice-générosité. J'en suis arrivé au stade de "grande sagesse enviable" où l'on constate, acquiesce et rien d'autre. Alors dis-moi comment as-tu choisis qui devrait survivre?
J'AI posé mon pied sur l'accelérateur. Comment, comment peux-tu imaginer une seule seconde un désir d'auto-destruction de sa part? C'est moi la salope. J'aurais crut que je ce serai évident pour toi. T'es trop juste, trop inateignable, trop faux. Même pas fruit de mon imagination, puisque je suis consciente de causer dans le vite, dans le simple espoir de m'aliéner un peu ce mal.
Inutile. Je rêve encore de cet angle, je le retrace dans mes perspectives, il me fascines et m'inspire.
Un jour, ma folie ira carrément jusqu'à m'imposer un bruit d'os qui n'est jamais parvenu à mes oreilles, mais à ce momment-là il sera inutile d'essayer de ma raisonner.

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Heck
# Posté le mardi 18 mars 2008 12:19
Modifié le samedi 22 mars 2008 10:32

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On meurt avant d'en avoir terminé l'invocation. Je n'en ait pas finit de bafouer la vie, que déjà elle me fuit.
Doigts tremblants, paralysés.
Je me tais.
Il n'y en a qu'un qui mérite de savoir, d'un "autre côté" en lequel je ne crois pas.
Je pourris à mon tour, participe à la chaîne alimentaire.
Pas de deuxième chance pour les amants séparés.
T'était qu'un cadavre froid et moi une ptitoune. Mais pas aussi indécise qu'on le croirait.
Ton dernier souffle et ta dernière volonté c'est à moi que tu l'as rendue. Je t'ai soulagée, j'ai droit à ma consolation à présent. Je suis pas née diforme ni même amoureuse, j'ai jamais été destinée, je t'ai juste aimé. T'es juste mort.
C'en est assez je crois pour placer ses espoirs dans un néant plus vaste que ma vie actuelle.
Je peux bien ouvrir ma chair, il n'y en a eu qu'un.
Une goutte de sang dans un verre de lait.
Ce jour ou t'a tourné au vert, j'ai cessé à jamais d'évoluer. J'ai étudié tous les personnages possibles et ne souhaite m'en approprier aucun. Je resterai dans ce stade infantile, cette pureté grenat.
Peu importe mes mots, j'ai toujours aimé parler dans ton vide, me rapeller ta mort au parmi les ordures.
Saigner encore un peu, croire et se déchirer, t'oublier dans la chaleur humaine, pour toujours retourner à ton rien. J'ignore l'emplacement de tes ossements. Cela pourrait bien être une fiction tellement j'ai minutieusement fait disparaître tout signe de toi.
Mais comme je dis peu importe.
Je me tais là, pour perdre l'envie de parler dans l'autre monde noir.
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# Posté le mardi 11 mars 2008 13:12

ewr

ewr
Prendre place face à toi. Où face à ton corps avachit, tes yeux éteints et ta langue engourdie, ton âme angloutie. Quelles sont mes raisons? Toujours te demander conseil, pour boire tes réponses sans liens et sans influences. Sentir l'espoir mort circuler par mes veines. Regarder de toutes parts, mettre la main sur un fond de verre. Qu'est-ce que tu cherches? Tu sais déjà tout il me semble, j'ai rien à t'expliquer tellement nos esprits témoignent. Le silence. Cette cage d'escalier béton, puis la lumière m'envahit. La vie et les draps secs. Ce balcon commun. Et le vide. Pourrais-tu me montrer sur les doigts d'une main combien l'ont enjambé d'après tes impulsions inconscientes? Qu'est-ce que je cherche... Regardes nos pieds et notre potentiel déchu.
Le monde extérieur ne t'atteindra pas, il ne doit pas. Il y a ta vie, et un mur d'acier. Ton visage impassible, jamais une seule émotion ne transparaît. Le temps a fait son oeuvre. Mon coeur tellement emmitoufflé que je m'y trompe moi-même: je ne ressens rien. Des larmes sèches injustifiées. Juste ce besoin de sombrer. Il ne suffit plus de se recroqueviller et de t'envoler chez tes illusions. Substances. On n'oubliera jamais. J'écrirai pour toi, toi qui règne.
[absence en vie[
# Posté le mercredi 05 mars 2008 07:09

Senna PHOTO DE MOI

Senna                                                       PHOTO DE MOI
Singulière tension. L'espoir transposé dans la gourmandise définitivement cramé. Indifférente à la vie, ses os saillent, sa bouche close sur des maux trop sales et trop profonds pour une quelconque analyse. Personne ne sait qui sait, personne ne sait. Bouche close sur une ruée de mots tortueux et contradictoires. Une épaisse fumée noire stagnant sur une douleur ardente.
On oublie, mais on peut toujours savoir. La psychologie ne sait rien: autour des comportements de s'inverser.
"Vivement que tu pleures."
Se traîner sur le carrelage froid et souillé, se frayer une passage parmi les corps suants, autant d'ombres desquelles suinte le vice. Visage maculée d'eau sans nom. Je ne te cederai pas. Atteindre ce liquide transparent, si aparement inoffensif. Il n'en est rien. Mais je semble l'oublier parfois. C'est plus commode. Brûlure le long de la gorge, fermer les yeux si fort, chercher l'inconscience, vomir, m'étendre parmi ses cadavres secoués de spasmes violents de temps à autre.
Vois-tu l'étendue de tes mots, des tes idéaux.
On prendra tout ce que je dis au pied de la lettre, puisque qu'on veut vivre vraiment. Et savoir.
Tout se résume à l'angoisse de crever en ignorant le secret du monde. C'est pour nous un devoir, que la plupart n'auront jamais entrevu.
Cette folie qui te prends et ne te relâche plus jamais. Cherches en vain l'ultime réponse partout, dans chaque souffrance et chaque plaisir, les rues sombres et les palaces éclairés. Je ne saurais te dire pourquoi au juste.
La faim. Mal-aimés? Non, vous vous trompez. Ardents, perfectionnistes, obstinés, jouisseurs et auto-destructeurs.
Simplement incapables de tourner les dos, de de se mettre finalement en marche, de vieillir avant d'avoir soulevé le voile sur l'innomable vérité.
Je crois savoir à présent qu'il n'y a derrière ce voile de mystère envoûtant et irrésistibles pour nos âmes mystiques qu'un néant, béant.
Ma quête ne s'en arrêtera pas là pour autant. Les aveux et éclairs de lucidité n'altèrent en rien notre curiosité insatiable.
J'aurais eu tant besoin que tu restes. Toi, et ce sentiment de pleinitude que tu m'apporte... Ne rien désirer voir sauf tes yeux encore embrûmés...
Mais peut-être après tout est-ce mieux ainsi... Tôt ou tard, j'aurais finit par percer ce brouillard permanant qui t'environne pour me lasser de toi, que cette faim reprenne possession de moi et m'ordonne de te délaisser, de te laisser choir derrière moi sans un regard.
# Posté le samedi 01 mars 2008 08:39

JNPPL'A

Symbole de vie immuable. Perforer mes souvenirs pour que l'ombre se répande sur un passé envahissant et sordide. Un échec pur et dur. Cette souffrance ne m'aura pas ouvert la pénitence ni le renoncement. Pauvre Con. Fiasco complet qu'est le projet humain. Mais je ne devrais pas généraliser. M'appitoyer seule, c'est tellement moins bon. Ces cicatrices restant mentalement plaies ne m'auront pas fait gravir une seule marche pour accéder à la sérénité. Pas de cassure. Devant moins se déroule le même tapis souillé, et je le foule avec délices, jamais rassasiée. Carnivore. Je reflète -à la seule différence que je l'empire-; Je reflète mon passé tout en étant bien incapable de le toiser. "Des changements profonds se font en toi, seulement tu ne t'en aperçois pas." Finalement, je carbure aux exemples. Inutile de chercher loin. Il y a déjà ce soir, et ce matin.
Je me tairai à ce sujet, pour ne pas que tu t'effraie. Tout est si rose, puisque tu te fies à la couleur de mon T-shirt. Je mens, je mens inconsciemment. Tellement je chante les louanges du bonheur tout en l'épuisant éternellement.
Oui, je suis fabuleuse, j'approuve.
Tellement ignorante, pourtant une cloison de 5mn sépare nos deux lits. Tu t'endors chaque soir paisiblement, dans la certitude de ma chaleur presque à portée de main. Cela fait des semaines que je dors partout, sauf dans mon lit.
A vrai dire.
Un jour, peut-être ces aveux te seront destinés. Mais pour l'instant je t'aime trop. Pour te poignarder. Je vie dans la hantise de faire un geste trop brusque lorsque je suis à tes côtés. J'ai conscience de ta fragilité. Je n'ai pas hérité de ton coeur tendre. J'étais incapable d'imaginer à quel point de toutes petites choses pouvaient te briser.
J'ai peur. Pour toi.
"Tu devrais avoir peur pour toi." Moi, c'est tout chose. "Faut pas t'en foutre." Merci, tu me soulage en citant cette insouciance de ma part. Quelle force me faudrait-il pour te le dire, à toi? Ne pas y penser, ne pas l'imaginer.
Tes yeux rougis, tes larmes intarissables, tes tremblements. Jamais. Plus jamais.
"Jamais toi tu ne pleure."
Là, je n'ai rien à répondre à justifier ou à démontrer.
C'est juste faux, mais faut pas le dire.

PHOTO DE MOI

JNPPL'A
# Posté le samedi 01 mars 2008 05:49