Aly Walk With Me

Aly Walk With Me
PHOTO DE MOI


Le monde marche, silencieux. Insonorisée, j'ouvre mes yeux et observe intensément le vide, l'air coulant endormi...
Observer mes doigts se mouvoir, déchirer l'air, doucement, doucement... Combien de vies gâchées? Je n'ai juste rien à faire là. Qui sont-ils? Passion et violence insoupçonné nous poussent l'une contre l'autre. Quelle quête suivons-nous? Juste celle de se dépasser, de bafouer le respect de soi-même, de s'enivrer jusqu'au point de non retour... La redescente est trop douloureuse à présent. Tu sais à quoi tu es destinée. Aurais-tu le courage de repousser cette porte, d'assumer l'échec, voir nue dans le miroir l'épave que tu t'es rendue? C'est la faute d'une autre fois, d'une autre nuit, qui inlassablement se reproduit. La tentation, ces pleurs que personne ne remarque tellement tes coups de hanches sont puissant dans la nuée. Jouer, on sait faire. Et non, c'est la faute à personne. Il n'y a qu'un seul but: se perdre, se noyer, s'en foutre... Rien que ça, s'en foutre. Un pure bonheur poudre blanche. Ephemere. Mais la redescente aussi, on sait l'oublier, se la mettre au cul, recommencer, toujours plus.,.
Tu sais qui tu es? Je possède cette fascette, fascinante autant que repoussante. Mais rien n'es toi. Jamais. Ne jamais se dévoiler. Chacune d'entre nous finis par prendre l'air par la porte de derrière, et sangloter derrière les ordures. C'est ainsi.
Mais non après tout j'ignore tout. Car demain, j'oublie tout.

# Posté le samedi 16 février 2008 08:32
Modifié le dimanche 17 février 2008 09:23

Cmprds

Cmprds
Tes soupçons fondent, ensuite piétinés pat la foule. Je m'enivre de
l'odeur si sensuelle des corps en sueur. Ces battements de coeur à l'unisson, dictés par l'impulsion des notes
se déversant... Jamais repue. Le bouches s'ouvrent, les lèvres se recherchent, l'extase de savoir son corps
incontrolable, indépendant, sac de chair attiré puis repoussé brusquement, ce corps qui souffre et saigne dans
l'inconscience et l'indifférence de son propriétaire. Lever tes yeux embrûmés vers la haute voûte noire, sentir
cette marée t'enserrer, te contenir, t'embrasser et te frapper, gestes irréguliers, sa peau douce contre ma joue...
Hier, aujourd'hui et même demain, ce que j'ai pu ingurgiter volontairement ou non n'a aucune incidence. C'est
un mal de crâne faisant vibrer et résonner à l'infini toutes tes chutes erreurs et légères morts, une hymne à la
vie dans le spleen insoutenable. Se prendre la tête à deux mains, hurler, hurler inhumain pour que ces sons
outranciers se libèrent enfin et qu'ils ne percutent jamais plus rien pouvant créer un écho. Tous disent avoir
oublier, sourire innocent... J'ai la malchance de toujours me rappeler. Jamais, jamais je n'oublierai. Noir sur
blanc, imprimer sur l'intérieur de mes paupières, rêver à l'infini, chuter dans un sommeil sans cesse plus
épuisant et éprouvant. Je me souviens d'eux, les seuls que je n'aurai pas quitter par malice et sadisme, ceux
que je n'aurais jamais abandonnés. Mes amours à moi, mes seuls, ces amours qui n'ont pas périt dans l'âme
par mon éternelle lassitude. Ceux qui sont tout simplement mort physiquement, connement, et en même
temps. Ceux qu'ont pourrit ou qu'on fait le choix d'être brûlés. Cette mort qui m'a pénétrée si profondément
sans me prendre tout à fait. Jamais je ne l'aurai remercier, lui, le plus important de cette vie, lui qui l'aura
préservé pour ne former qu'un néant plus formidable encore. Ta petitoune vide, ta petitoune ne s'attanchant
plus à rien. C'est une salope, elle n'aime pas, n'as jamais su. Mensonges. Mais leurrez-vous, rendez-moi donc
service -Merci. J'ai aimer à vouloir en crever. Ces crépitement, cette chaleur insupportable, ta peau cuisante...
Pour rien au monde je ne me serais levée. C'est juste l'affaire de deux mains étrangères affolées. D'une
chance, il faudra le dire pour les beaux yeux du monde. As-tu déjà ressentit cette paix enveloppante et grande,
aimante et fraîche? La certitude de la fin, l'apaisement de les retrouver, des les aimer plus que jamais, la
certitude apaisante d'avoir vécut si bien et si amoureusement... Si profondément... Pourquoi m'arracher à cette
quiétude, toi? C'est l'instinct. L'instinct... Bon voyage. Je reste là, seule, incapable de tout. Libre à moi de ne
plus rien vivre et éprouver, tout s'est terminé lors de cette nuit rougeoyante, après il n'y a plus rien. Trou noir.
Libre à moi de mourir tard et grise, mourir tard et fade. Vide. Sincère. J'ai aimé. Jamais je ne pourrai éprouver
ces sentiments-là encore.
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# Posté le samedi 16 février 2008 06:08
Modifié le samedi 16 février 2008 08:40

Jms

Certains gestes s'achèvent trop vite. Quel but initial les propulse ainsi dans l'air, fendant chacune de mes réticences pourtant tenaces... Tes doigts fins s'enroulent autour de cet idiot barreau de fer. C'est l'euphorie de la paume contre la paume, la fusion des chairs molles se rencontrant. Digitales glacées. Délicat doigt sur tes lèvres framboises. Une science exacte et sursue. Lorsque ton être au complet me désirera et tentera vainement de ne pas être propulsé contre moi, résister à la collision en apparence inévitable... Une trouée verte et ardente. Braquer, faire bouillir ta moelle, te calciner les globulaires par le feu des miens! L'instant de l'abandon. Tu ne vaux déjà plus rien. Des décades de bonheur t'échappent à grand bruit. Deux trous vides, deux trous noirs. Je t'aspires à grandes goulées fraîches. Tu vis à travers moi, dumoins si encore tu sens et l'entends ta vie. Vaste corps mou et baveux. Je ne veux pas de tes sécréations.
[absence en vie][jms]

Ces phrases raclantes toujours à délibérer-perfectionner. Un mot divin, ou tout simplement supérieur. Ce n'est qu'un homme aux yeux de chèvre qui médite, médite à n'en pus finir. Si seulement tu savais faire le culte positif de la vie. Tu craches, je vomis. Mais j'ingurgites, j'aime, je savoure... Un nombril fluorescent, son esprit grandiloquant et baroque s'élève, ses pupilles se révulsant sous ses paupières... Mon philosophe se cogne au plafond. La chère surchargée de gras chérubins d'or viennois. Je t'aime moins que je ris, je te tue à petit feu en te pointant du doigt. Effeuillant la fierté d'une vie de mes ongles écaillés... N'est-ce pas ce qu'une femme doit faire, sourire? Fleur exotique et cannibale, j'empeste d'un parfum outrageux, et toujours un s'agglutine. Un poète carburant au LSD. Morphale délirante j'enfourne tes images dégoulinantes de couleur mal dosées de beauté mal calculée sommeillant dans la pornographie. Un jus luisant dégouline sur mon menton [glabre]. T'acclamer ce que tu veaux, s'esclaffer à ta juste valeur. Combien de temps vas-tu survivre dans ton extravaguant Eden? Dieu. Dieu. Dieu et les vitraux. Dieu et l'Or. Dieu et le velour. Dieu l'essence du vicieux. Se délecter sauvagement d'une bravade d'interdit, exquise chasteté... Des gens comme toi, si sûrs et si profanes, si pieux et voyeurs et divinements pervers...
C'est un chef d'oeuvre. Je ris, je m'en décroche la machoire. Ta psychopathe vexation, ta burne en bonus...
Par toi, j'aime Dieu à la folie. Dieu c'est ta gueule de malade mentale\ et mon hilarité.
C'en est trop.
Jms
# Posté le samedi 09 février 2008 13:24
Modifié le mercredi 13 février 2008 13:39

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J'ai cru, un jour, à l'abandon. C'aurait put être un soulagement. Mai non, après tout t'es vraiment qu'un con. Mon rien par excellence. Tends là main et je saute. Ne me demande pas pourquoi je me ruine simplement pour m'asseoir sur la plateforme arrière d'un train. C'est juste ces rails qui se décroisent et s'entremêlent à une vitesse ahurissante... C'est la vie débordante. Ma poupée de chiffon perd l'équilibre, sa tête mal équilibrée se balancant au gré des embardées. Le vent la pluie et le cambouis me souillant le visage... Rien ne compte. Je ne sais pourquoi j'ai demandé ta compagnie. Tends tes toi, et je saute. Je ne suis en rien un modèle de stabilité. Je crois que je ne sais rien. Sauter, J. Lorsque t'as emjambé cette balustrade, je n'ai même pas réagit. Pas retenu mon souffle. Je suis définitivement ailleurs et droïde. Cette ensoleillée photo de crapette en petite robe jaune n'est après tout pas une révelation. Mon illusion humaine. La preuve que je suis enfant de chair. Les intempéries passent. Mes yeux sont verts à présent, tous ces reflets, tous ces mensonges... Cette fille est morte. Je le sais. Tu délires parfois la nuit. Poser ma main sur ton front brûlant, fuir ces draps que tu as imprégnés de sueur. Tu aimerais sans doute que je prenne soins de toi puisque c'est bientôt là fin. Une compresse, un verre pétillant... Je ne peux que tout briser à terre. C'est juste l'obsession d'une domination falsifiée. Attendre que je te dises je t'aime. Tu vas crever insatisfait. Une fille qu'a mal se doit d'être reconnaissante. C'était un mauvais calcul. Je me plais à me morfondre dans la haine. Une sirène au chant guttural. Lis, écoute, vois... Tout en moi empeste le dessein. Que veux-tu? Je me trompe. T'es sincère. C'est un étage blanc empestant la javel. C'est l'instinct. Frotter. Frotter. Frotter. Une chair en sang. Le paysage défile, j'entends le lit gémir lorsque tu te retournes inlassablement. Des gémissements. C'est bientôt la fin. A quand le sang? Je reviendrai seule. C'est à présent une certitude. Les feux à la croisée de chemins de fers se font rares. La civilisation s'estompe. Chaque défaut du chemin a ses répercussions dans l'âme. l'imperfection a ses merveilles. Tu ne veux plus, tu t'épuises, tu vomis. J'ai oublié le billet de retour. C'est une erreur semie voulue. Mon inconscient me joue des sales tours en ma faveur. Toujours plus loin je vois. L'appel de l'inconnu le non retour toujours plus menacant. A savoir: pourquoi te traîner dans cette "merde"? J'ai pas peur, pas besoin d'un homme. Tu pèses à ma folie. Partout la poussière. Insupportable on ne peut la fuir. L'air sec, l'air arride. Un autre monde, ailleurs, aimé. Pas trop longtemps. Tu te vides. J'ai plus rien à t'offrir. Goûte, ou crève. La viande était avariée, tu te vides encore. Inlassablement. Faut croire que je suis née sous une bonne étoile. Je pourrais t'en rire au nez. Tu finiras par poser un pied. ublie ton honeur. T'es pas forcé de me ramener aux miens. Tentes, et jamais tu ne me reverras.
# Posté le samedi 09 février 2008 05:32

Cal

Lorsque t'aura plus faim, tiens-moi au courant. Non, en effet je ne suis plus là. Mais dors, dors, ne laisse pas la jalousie suinter de tes beaux yeux. Car je ne suis pas ailleurs non plus. Ne me demande plus de savoir, ni de faire un choix. Décider, je ne veux pas. Jamais deux fois. Ne me demande pas de t'aimer toi toujours. Je me possède, et te possède par inadvertance. Non, cette manière de posséder pour moi c'est rien. Une bifurcation? Non. C'est simplement ainsi, ainsi que tu m'aimes-moi. Les égarements sont surpeuplés mais solitaires. Couche superficielle suffisant à teindre un ciel mal recyclé. Je m'emmerde. C'est un mal inoxydable. Ce n'est que de la bombe. Toujours, te lacérer de mes ongles, gratter le ciel rose d'un jour. Le plaisir simple s'évanouit en moi, même né si précipitament et braillant.
L'orage. La pluie. L'averse. Des larmes. Le froid. La crasse. La mélancolie. Je me mens. Ce sera étiquetté moi. Puis le circuit s'inversera. Compte sur tes doigts, tu m'aimantera. Rebasculer dans tes bras, feindre le soulagement. Pourtant moi-même je m'y perds. C'est un coeur droit qui dans ces moments-là prend le relais.
Tu crois? Je serai un circuit alternatif. Rien que ça. Un monde algébrique. Tu ne comprends pas. Cherches là métaphore. Je te dis; il n'y en aura plus.
Il est impossible de rappeler un parfum. Si je pouvais faire preuve de bonté... Ne souffres pas. Ce n'est qu'un visage et un sourire, un soleil braquer sur ta vie morne... Je m'en vais braquer un désert, ne pleures donc pas.
Je m'épuise. Je m'épuise à vivre si mal et dans la demi-mesure. Ce n'est pas de l'ironie. C'est vie jugée d'excessive n'est qu'une platitude aplatie.
C'est l'empreinte indélébile d'un passé? Je ne me souviendrai pas comme tu ne sauras jamais. Un parfum ne se rappelle pas. Et je l'éternuerai toujours. On ment. J'ai dû tomber. Je boîte et danse. J'écris et frappe. Te torturant d'un silence non mérité. Tu ne vaux rien. Je t'observes d'ici haut. Je ne me serai pas permis de chialer. Ces papiers éparpillés fânés... Dernier support d'une odeur tant chérie... Elle fuit, s'évapore. Colles-y ton nez, dégurgites ton impuissance, tes maigre bras blancs...
Je ne poserai plus mes yeux.
# Posté le vendredi 08 février 2008 12:17