Kisv

Kisv
Vaut-elle quelque chose chose? Tout ce que je pourrai abandonner, je l'abandonnerai... Si infiniment petit... La dissolution, et un minutieux paradis se dresse, éparpillant ces airs de pillule... Malade. Je sais. Transparais. Je sais. Dans 3 jours, vous ne me verrez plus. Là-bas, nul jugement sur mes yeux vitreux et chutes successives. Lui, un autre, elle, des mots, de l'amourvalsé, un rien, une vie vécue, l'échec.
Je reviendrais. Je reviendrais seule ou pas, défigurée ou non, mais je reviendrai. J'ai des milliers à gagner, une intelligence à revendiquer. Je suis cupide, inutile de s'avertir.
Ce n'est qu'un nouvel arrivage. La mort de la certitude. Le néant de quelques semaines. Le gouffre et l'Eden, la descente, l'existence sordide et la survie. Personne ne saura qui j'étais ni ne serai.
Des rails, des destinations infiniment repoussées, des noms flous et vite oubliés... Des visages parcheminés, un criminel aimant, des yeux, un geste, un présent sans numéro ni addresse... Une vie qui vente dans la gueule du temps, des images. Je me noie. Sans ces instants, ces couleurs, ces gens si uniques, ces cliché... Rien. Je ne suis plus rien. Voleuse de vie, voleuse d'instants. Il n'y a pas à tromper ni à regretter, puisque tout est passé, passé, fatal et pour toujours. C'est un adieu gravé lorsqu'y retourne les yeux larmoyants. Aucun retour, mort, figé, le temps s'est écoulé le bonheur avec.
Il y a ici des milliers à gagner, froids lâche et creux. Des cochons à flatter à traire, pour mieux fuir, plus loin, plus longtemps, pour un jour, ne plus revenir...
# Posté le jeudi 07 février 2008 12:51
Modifié le dimanche 10 février 2008 13:38

Degil

Degil
Posséder un jour la certitude...? Chaque battement de cils t'envoie dans un abysse plus profond. Tourbillon de couleur, le matériel chavire, l'âme s'en fout. Aveugle. La force d'un jour dire, témoigner. Retrouver possession de ces pupilles qui divaguent, résister à la lourdeur de tes paupières... Sous l'intimité des tentures. Qui es-tu? Rien. Rien que des gestes, des caresses. Hypnotisante langueur. Ton coeur son retourne. Ton cerveau aimerais t'envoyer une décharge. Histoire de sauver une vie de la dernière et fatale plaie... Non. Si profondément imbibé de ce liquide miracle, baigne et déferle, s'oublie et amortis... Ton coeur emitoufflé. Néant. Trou noir. Ces doigts continuent leur chemins. Tu n'as simplement pas de chat. Ne mens pas, je t'en prie. Car je sais, je sais... Enjamber. Vertige atténué. Sauter. Des yeux rouges. Joues noires. Avant bras offerts. Plus jamais l'espoir d'une autre vie, d'une autre chance. Elle est maigre. Elle est blanche. Un corps fragile à briser. Un corps mou. Sa tête pend. Plus de force. Plus de rien. Combien de temps, fixer la tâche de moisissure...? Regard vide. Dis-moi... Qui étais-tu? Un homme. Cet homme. Plus de retour. Mémoire rayée. A sa merci. Suis-moi... Suis-moi! Combien de fois les ai-je vu? Un reflet si troublant, si poignant... T'enserrer de mes mains. T'avais un passé. Qui sait, un avenir? Des mots. Des mots morts. Tellement loin. Il y a demain, l'illumination quotidienne... La descente. Ces claquements de temps... D'un effort surhumain, enserrer tes épaules entre tes propres doigts squelettiques... Lui, c'est plus rien. Juste l'origine de l'illumination, la prolongation de l'extase, la nécessité. Puis tu t'écroules. Chiennes à ses pieds. Tes cheveux blonds emmelés, ses main grasses sur ton corps encore éparpillées... Que dire, que faire... J'ai connu la secousse qui elle l'aura abandonné. Je ne peux la sauvé.
Je l'ai juste reconnue. Il n'y a que ça. J'en ai déjà bien trop vu. Toi. Toi.
J'aurais préféré te savoir morte qu'agenouillée sous cette répugnance... Sauves-là comme tu m'as sauvé...
# Posté le dimanche 03 février 2008 08:43

Infweihbuof

 Infweihbuof
Incandescence. Un mot que j'aime. Le silence. Poser mon tympan douloureux sur cette pierre froide. Je me souviens... Les rêves d'hier incompris. C'est l'hiver succédant immédiatement au printemps. Qu'il est bon... Une vallée enneigée et amortie. Je me fous bien de savoir qui provoquera la secousse. La pierre noir d'ici bas se morceller. Du magma. Je suis spectatrice. Se délecter de la femme qui pleure et de l'homme se détournant. che. Tes draps blancs salis de tes sueurs nocturnes. Qui te hante sans permission, dis-moi? Ces yeux. Des yeux sauvages. Des doigts et orifices voraces. Tu peux toujours me cracher ton adieu et ta rancoeur au visage, je ne bougerait pas d'un cil. Savourant ces éphémères images. Chaque nuit sous ma tutelle, éternelle. C'est une saveur d'autre fois. Lueur translucide. Ces ciels d'hivers clairs et blancs. La pureté d'une mort inconsciente. Incandescence n'aura rien à voir. Tu ne sauras rien. Je serais conne à tes yeux pour le restant de tes jours. Ton fond de tirroirs se vide. Quelques reliques et billets s'échangent de poche. Pauvre dieu. Pauvre Con.
C'était son arbre. Lui qui n'aurait pas supporté une pareille vie. Battant à sa manière. Mais à moi elle ne m'inspire aucune crainte. Je me taillerai un passage, de grands coups violent. Je sais je vais, quand. Personne sur le dos à porter, nul dans la main à persuader. La jungle. Tes cris ne me ralentiront pas.
C
'était lui.
Ta mémoire s'achève. Tu ne reignera plus. Je m'étanche. L'autarcie, je t'y ferai croire. Un fragile battement d'aile ne m'influencera plus. Je m'écraserai juste à terre. Je suis la même, fidèle et fileuse, t'emprisonner de bras maigre. Ma peau laiteuse-tu me bois jusqu'au dernier souffle. Meurs en paix. Je pourrais pleurer enfin sans craindre. Tu pourras toujours me regarder des nuages si ça te fait plaisir, puisque t'y crois. Je te sais te désintégrer. Toutes ces années de foi pour un néant. La haine complète et pure. Ecoute moi à la lueur des ce briquet juste une fois, did-toi que c;est moi, ensuite tu pourras t'en aller où le coeur t'en diras.
# Posté le vendredi 01 février 2008 12:23
Modifié le samedi 02 février 2008 05:10

Cherra

Cherra
Quelques mots légers, l'athmosphère épurée. Ce moment là, j'en profite pour me recréer un passé. Renier le mien, pour mieux épouser les errances de cette personne face à moi. L'observer jouir de cette rencontre issue du hasard, jubiler de croire d'avoir enfin l'âme soeur à ta merci. Non, je suis loin d'être à ta merci entre tes mains, fondant en larme dans la crainte que tu te détournes. Vois-tu ta misère, ton intérieur délabré? Ma bouche seule forme des mots. J'ignore lesquels, mais les bons. Je me fais assez confiance pour m'imiscer dans ta répugnante âme, et ouvrir le robinet de tes fantasmes innassumés. Dissimulée derrière ces yeux de chèvre à ta merci, je savoure ma vengeance. Déjà, tu penses à la trahison. Le pervers se cachant derrière se sourire aux dents éclatantes et joues sans ombres. Tu tes leurres, si tu savais à quel point. Je vois tes mains tressauter d'impatience, le désir de briser ce corps fragile entre tes bras te submergeant. Etre immonde, je t'ai compris, je t'ai cerné. Regardes-moi dans les yeux, que je sente la répulsion soulever mes entrailles en voyant jusqu'à quel point tu peux te travestir pour obtenir satisfaction, soulager tes pulsions bestiales. Mords... Suis-moi... Mon rire cristallin et sourire naïf multipliant ton besoin, la pression se faisant insoutenable... Souffre. Bientôt sera la fin. Pour une amie trop jeune, une amie qui ne feintait pas ses regardes amoureux et bafouillement fleurant l'émerveillement. La vie tellement Salope pour moi m'aura sauvée. Je lui aurais mentit pour lui éviter la collision avec ces atrocités. J'aurai survécut. Elle n'a pas supporté.
# Posté le mercredi 30 janvier 2008 13:56
Modifié le jeudi 31 janvier 2008 13:39

Jell

L'erreur nocturne, un mot incompréhensible... J'ai vu le monde, mes yeux débordant d'image contradictoires... Mais chaque parcelle de mémoire s'aiguise et me fuit. Un éclat de vie me traversant. Je me perds au fil des jours. Moi... Moi? Un océan de perdition. Oublier le passé pour ne plus se courber sous son poids. Ne plus souffrir d'insomnies dues aux images trop crues qu'il m'insuffle. Tant d'impuissantes solutions. Ments.
J'ai tout perdu. Le mal en toi, Toi. Le bonheur, la vie tellement magnifiée par le deuil, ces dessins qu'y m'étaient dédié, ce coeur tout poilu tendrement posé sur mon matelas... Brûler pour voir le mal engendré retourner en poussière. Jouir de mon pouvoir de destruction, réduire ma vie à néant pour mieux la croquer à pleine dent. Je rirais bien. Si je me souvenais encore comment simuler.
Tu ma manques toujours autant. Seulement à présent je suis incapable de me rappeler la saveur et l'odeur de ta peau, la douceur de tes cheveux, le timbre de ta voix... Enfouir ma tête dans l'angle de deux mur puisque c'est donc tout ce qu'il me reste, et être dan l'incapacité de me réfugiée dans la rassurante humidité du Nous entremêlé.
Plus rien. J'aimerais... Je regrette. Saigné mon âme pour mieux m'envoler. Oui, vrai; tellement légère. Mieux; Vide.
Je suis arride. Plus grand chose à t'offrir. Juste des discours de vieille femme aigrie. Des mots aigre qui ne suffisent plus à satisfaire le vide que laisse une vie tellement superficielle. Ces fusions furtives ne riment à rien. Rien ne me fera oublier ces minutes qui s'écoulent, mon corps qui flétrit et ma jeunesse qui s'enfuit. Loin de toi. Dans le rien. Dans les visions de plus en plus apocalyptiques et scandaleuses. Jouer, se brûler les ailes pour faire passe ce goût pateux. Même l'alcool le plus puissant ne pourra submerger cette poussière qui s'installe. Mourir intérieurement, ce mutisme vicéral. Une pulsion. De plus en plus lente, lointaine, sourde, étouffée. Ne plus sentir, t'as raison.
A quand le dernier battement de coeur?
Je te trouverai, que ce soit évicéré ou non. Je m'en fous. Le doute, plus jamais sous emprise jamais...
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# Posté le mardi 29 janvier 2008 13:31