Donne moi ton nom. Juste une fois. Laisser les larmes rouler. Tes doigts ont une âme à eux seule. J'aimerais éponger cette haine qui ressort de chacun de tes gestes. Violence. Souillure des sentiments qui s'entortillent. Mon poing une volonté à lui seule. Le verre brisé tâché de sang. On n'oublie rien. On n'oublie pas cette couleur si vivaces, hante tes paupières closes t'ensevelis dans un four de mort et de torture. Je ne m'en sors plus. Que faire d'un visage si disgracié? Le lendemain ne fait que suggérer. Il n'y a que ce crâne violé et ces draps rougis. Fracasser ce miroir qui m'a tant d'horreurs... Peur de visage qui se tient derrière moi, de cette face crevée aux orifices boursouflés. On n'oublie rien. C'est ma vie. Ce que j'en fais ceux que j'aime ceux qu'en moi j'ai meurtrie. Répand ton regard glauque sur cet environnement en miette? Où es-tu? Rentrer. Je ne peux plus, qu'arrivera-t-il, que révèleras-t-on? Il est trop tard pour rentrer. Le monde se teinte de sombre, cette bavure émanant de moi et gestes qui se doivent d'être tus. Violence. On s'assumera. On. C'est tu ce que s'épauler veut dire? La valeur de la vie à deux.... Trois? Mort. Accident. On n'oubliera pas. Un être minuscule au fond d'un sac. Question sordide. Chair repliée qui nous détruira. Partir sur les route. Demain. Je ne t'attendrai pas. Je ne peux plus je ne tiens plus des heures passées l'oreille contre la cloison, terrifiée au moindre bruit. Est-ce toi qui fait craquer le parquet? La peur étouffe mes sens. Je ne tiens plus. Je tente de résister. Il y a une autre vie ici bas. Mais je sais bien que je ne peux continuer comme dans le passé puisque le passé justement est. Je ferai les tiroirs de cette commode, sillonner les chemins inconnus je ne t'attends plus. Les rails d'une fin évidente, j'irai m'enterrer dans un air plus pur, dans lequel ne flotteront plus les relents de ce cauchemar. Ne plus parler de drame. Un telle douleur ne peut-être vraie. Demain j'aimerais revivre et que ces mots ne soient rien. Des mots qui s'éparpillent parmi cendres, mais ressurgiront en lettres de feu. Insomnie, je ne t'en veux plus. Chaque nuit dans les bras d'un mort ne me rapproche pas de la magie du rêve. Seulement un réveille baigné de sang et sueur froide, le sentir là, froid et raide entre les mêmes draps.




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