Moi je tremble. Tout se tait. Goutte à goutte l'eau s'écoule, s'écoule... Et moi j'ai froid. Malgré tout. Malgré toi. Tout se taira, sauf moi. Te traînant au plus profond. Si personne ne m'y aide, je creuserai moi-même. Rien ne m'arrêtera, car à ce qu'il semble mes neurones mémoires résident. Toujours. Les maux. Peu importe l'issue. Je et tu sonne creux à présent. Ecoute, tends bien l'oreille, atrappe au vol le dernier echo de notre amour mort. Mais pourtant... Rien. Elle est morte. Si même de l'aussi bonne ne parvient pas à s'attaquer à mes souvenirs, alors je m'initierait à l'étroitesse d'esprit. Un repentir renversé. Mais peu importe le nom. Je n'aspire qu'à scribouiller une nouvelle vie. J'aimerai être une gamine, devant laquelle serait déposé une feuille blanche. Pure. m'emparer d'un feutre entre mon poing rondouillet, et m'en donner à coeur joie. L'Art en moi est mort. La faim d'une illumination, voila tout ce qui réside. L'identité remarquable en moi? Je ne désire plus coller à cette image de poupée plastique. Je vis, je bois, ma chair s'affaisse, je m'arrache ces tendres cheveux par poignées, et me passionne à gaver chacun de mes orifices. Regarde moi, ce corps qui n'est plus en état de recevoir ce que l'âme désire, ce que les yeux suscitent... Si seulement nous avions le courage de nous jetter dans les brumes orientales du haut de ce pelerinage incomparable. Juste... Chuter, comme nous l'avions prévu. Vivre vite, sombrer, choisir la date sur laquelle s'achever. Suicide, lorsque la faim surpasse les moyens, que l'idéal s'étiole, que les rêves corrompent... Que le grand Amour ne se nourrit plus que de gestes. Lorsque tout se résume à des rituels totalement dénués de charme. Sordides. Passion? Je t'entends pas. Liberté? Je ne te sens plus filer entre mes doigts. Euphorie? Chimie, arrière-goût, redescente, dépendance. Où est ce coeur, celui que j'ai finalement réintroduis dans mon vocabulaire? Où est l'espoir, le rêve, la curiosité, la "motivation" en terme exact? Crevons, nous ne méritons plus de calciner ce monde de nos pieds crevassés, las, indécis, errants... Perdus? Plus de place, pour ceux à l'avidité répandue aux quatres coins du globe, plus de place pour qui le monde n'a plus Aucune surprise, plus de place pour ceux à qui le monde aura livré ses secrets les plus intolérables.
Allons en paix.
Allons en paix.
