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Te sidérer. Y a-t-il un bonheur plus grand? D'immenses yeux bruns qui s'arondissent à l'infini. Le jour d'un terme à ma croissance, je me plais à vénerer un enfant. Un futilité. Un sourire. Etre submergée de caprices, ceux que j'ai appris à refouler, taire. J'aimerais savoir encore traire la vache au côtes moulées sans remords. Venu le temps de compter, de restreindre, de maigrir... Il n'y qu'à toi que je peux pardonner d'avoir voulu me faire esclave. Mais je m'en vais.

Et celui qui sait écouter, jamais plus ne mourra. Qui aurait cru qu'en un mois les rôles s'inverseraient? L'intolérable dans son soleil levant devenu carburant. Des mots déliés, des mots libres. Ne plus prétendre l'indifférence, seulement l'insouciance. Toi loin de moi. Le manque chimique a définitivement surapassé de manque psychologique. Pourquoi verser des larmes que je ne consume pas? J'y croyais à un tel point si tu savais. Des mots froids se perdant à travers les fils. Pour nous, l'exaltation des sentiments maintenus sous couvert face à l'autre ne sera pas. Le manque sublime l'autre, magnifie le besoin. Dis-moi, pourquoi n'en est-il rien? Peut-être n'avons-nous plus rien à dire. Tout est consumé, digéré, imprégné... Aucun voile ne séparant plus nos deux âmes, nous n'avons jamais été si distant. Je vois clair en toi, pourtant tout s'embrûme. N'y a-t-il donc plus cet arôme exceptionnel embaumant notre relation? Insinues le vice, les mensonges, les tromperies, et nous renaîtrons. Il n'y a au final que dans la haine que je peux ressentir pleinement cet amour viscéral brûler mes artères. Le bonheur est appris, trait, mais restera étranger à jamais. L'intensité n'est pas dans le bonheur, non, absolument pas...
# Posté le samedi 12 avril 2008 09:52
Modifié le mardi 15 avril 2008 09:59

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